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© Marithé + François Girbaud 2020

29.01.20

"Quand vous croyez acheter un jean, vous n'achetez pas l'indigo ou le coton."

INSIDE DENIM

Tout ce beau monde ne fait que profiter d'un poisson qui est apparu tout seul dans l'océan. En vérité, ces ressources sont gratuites pour tout le monde. Leur prix n'est que le salaire de leur extraction quand l'histoire a fait de vous leur propriétaire. L'argent n'achète pas la nature qui ne se fait pas payer ni pour le pétrole ou la photosynthèse qu'elle nous fournit gratis, ni par les dégradations que nous lui infligeons.

 

Dans l'entrée de l Altro Jean a Firenze 2005, j'avais voulu mettre des poissons morts comme accueil dans les piscines de l'eau utilisé pour délaver des jeans. C'était déjà hélas la réalité. Trente ans sont passés pour celui qui n'a vu que les gens de l'Est portaient des jeans "usés" avec des acides (permanganates). Au moment où nous avons vus les jeans apparaitre de derrière le rideau de fer c'est là ce qui m'a fait réaliser l'"énorme connerie" que de continuer à suivre ce chemin - le Snow Wash / l'Acid Washes annonçaient la fin d'une époque.

 

Depuis, nous savons la tambouille européenne du délicieux à l'indigeste qui a été faite. Nous avons délocalisés autour de la Méditerranée. Nous aurions pu imaginer, les européens allaient faire du commerce juste assez pour qu'ils ne se tapent pas dessus et que le but final - la paix - règne. Que nous allions chercher d'inventer un produit propre.

Tout ce beau monde ne fait que profiter d'un poisson qui est apparu tout seul dans l'océan. En vérité, ces ressources sont gratuites pour tout le monde. Leur prix n'est que le salaire de leur extraction quand l'histoire a fait de vous leur propriétaire. L'argent n'achète pas la nature qui ne se fait pas payer ni pour le pétrole ou la photosynthèse qu'elle nous fournit gratis, ni par les dégradations que nous lui infligeons.

 

Dans l'entrée de l Altro Jean a Firenze 2005, j'avais voulu mettre des poissons morts comme accueil dans les piscines de l'eau utilisé pour délaver des jeans. C'était déjà hélas la réalité. Trente ans sont passés pour celui qui n'a vu que les gens de l'Est portaient des jeans "usés" avec des acides (permanganates). Au moment où nous avons vus les jeans apparaitre de derrière le rideau de fer c'est là ce qui m'a fait réaliser l'"énorme connerie" que de continuer à suivre ce chemin - le Snow Wash / l'Acid Washes annonçaient la fin d'une époque.

 

Depuis, nous savons la tambouille européenne du délicieux à l'indigeste qui a été faite. Nous avons délocalisés autour de la Méditerranée. Nous aurions pu imaginer, les européens allaient faire du commerce juste assez pour qu'ils ne se tapent pas dessus et que le but final - la paix - règne. Que nous allions chercher d'inventer un produit propre.

"Nous avons changé les procédés de construction traitement des toiles, sommes attentifs à répondre à faire des produits recyclables ou biodégradables, ...et ça nous y arrivons."

Il nous faut encore plus, toujours plus, encore plus sans bien savoir pourquoi au fond. A quoi sert de parler de transparence/traçabilité d’un produit quand on voit encore tous les jours les influenceurs, à court terme avec le dogme de la libre concurrence et des réseaux sociaux, créer une idole, des vaches sacrées en mettant sur les podiums les « peoples » d’aujourd’hui annonçant le retour des ACID WASHES comme une grande trouvaille. Des vêtements avec les erreurs que nous avons commises, juste pour le Look !

 

Les traitements d’une autre époque sans s’occuper que c’était déjà un crime contre l’humanité que nous avions commis du temps où l’on ne savait pas.

 

Aujourd’hui, nous savons ce que l'on mange. Doit-on rester dans l'ignorance pour ce que l'on peut endosser.

Peut-on laisser faire sans rien dire ? Il n'est pas possible d'ignorer que nous avons commis des erreurs auparavant et que nous ne pouvons pas recommencer les mêmes méthodes. Maintenant que nous savons.

Plus personne est là pour dénoncer ce qui a lieu sur les podiums dans des Fashion weeks. La presse se tait. Achète le silence. Le Luxury business n'y connait rien en jeans et sneakers.

"On me dit : les gens ne savent pas ! Ceux-là même qui vont chercher dans la fripe les vêtements que nous avons usé avec de l’eau et des cailloux pour être cool en 1960 /70, c’était ça ...que nous avions initié.[...]"

Extrait de l'article de François Girbaud dans le nouveau magazine "Inside Denim "lancé en janvier 2020 qui met l'accent sur l'innovation, la durabilité et la responsabilité sociale au sein de l'industrie mondiale du denim.